Bilan culturel #février/mars

Je suis affalée au fond de mon lit (pour changer), il est plus ou moins tard selon si vous êtes étudiant en hypokhâgne ou videur en boîte de nuit et j’ai trouvé l’inattendue inspiration pour vous écrire l’intro de cet article -dans quelques secondes je vais vous dévoiler en exclusivité un morceau des coulisses de ce blog, parfois, j’écris mes articles en deux fois, une fois où j’écris mon intro dans un élan d’inspiration (c’est pour ça qu’elles sont souvent aussi longues que ma copie du bac de sciences sociales et politiques) et une deuxième fois où j’écris le corps de l’article avec un peu plus de sérieux (sauf lorsqu’il s’agit d’articles qui ne servent à rien et où je raconte un peu tout ce que je veux)- alors disons qu’à ce rythme là, vous aurez droit à des bilans culturels une fois tous les ans, je propose qu’on me remette dès à présent le César de la blogueuse la plus assidue de France (notez la modestie, le sarcasme), ne cherchons point de justifications farfelues puisqu’il n’y en a pas, j’ai simplement décidé, en ce Dimanche 9 avril après avoir écouté le cd de Starmania deux fois en mangeant du sorbet au fruit de la passion, que j’allais vous faire un bilan culturel. C’était ça ou écrire un article rempli de trucs pas forcément utiles, comme le fait que Koh Lanta ait recommencé depuis quelques semaines et que je me fais une joie de regarder tout ce beau monde s’agiter et grignoter du riz dans des coquillages pendant que je mange ma tortilla (j’ai trouvé un bar à tapas à côté de chez moi, ça me comble de bonheur), ou que le soleil est de retour et que ça me donne envie de mettre une salopette et de me rouler dans l’herbe (en fait c’est déjà fait). Pas de panique, je sais que vous attendez ça avec impatience, l’article ‘je raconte les choses insignifiantes mais qui contribues à mon bonheur » arrive très prochainement. Bien, mon intro est assez longue et décousue, on peut commencer le corps de l’article.

Les livres

Lolita de Vladimir Nabokov

C’est l’histoire H. Humbert, un homme aux fantasmes très particuliers puisqu’il éprouve d’horribles attirances pour des fillettes de 12 ans qu’il nomme « les nymphettes ». Un jour sa route va croiser celle de Charlotte Haze une femme bavarde et ordinaire qui a pour unique fille, une jeune adolescente aux cheveux bruns et à la langue insolente. Le principal intéressé va immédiatement éprouvé une passion aussi dévorante que coupable pour la jeune Dolores, surnommée Lo par sa maman, puis Lolita par lui même.

Le thème est certes extrêmement osé et tordu puisque Nabokov évoque une relation entre un homme de 40 ans et une gamine de 12 ans. Pour parler franchement, il s’agit d’un pur acte de pédophilie. Cependant, et c’est là que c’est intéressant, l’histoire est racontée d’un point de vue interne et au discours direct, c’est-à-dire, les propos sont rapportés directement par Humbert, de son point de vu à lui. Ce choix n’a pas été fait au hasard puisque cela permet au lecteur de prendre plus ou moins le parti de Humbert et de comprendre son attitude et même d’éprouver de la pitié pour lui tellement sa fascination pour Lolita semble désespéré; il sait parfaitement que ce qu’il fait est odieux mais il ne sait pas comment aller à l’encontre de ses sentiments abominables. Parfois on a presque l’impression que c’est Lolita qui manipule cet homme et qu’il se retrouve victime de sa condition. Mais on se rend rapidement compte que le fait d’avoir uniquement le point de vu de Humbert nous empêche d’avoir celui de la petite et peut supposer que nous ne sauront jamais si ce qu’il dit sont les faits exacts ou non.

Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante- six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.

La visite de la vieille dame, Friedrich Dürrenmatt

J’ai dû le lire il y a deux ans pour le bac de littérature allemande (ô doux souvenirs) mais je l’ai relu dans le bus en revenant de Paris, c’est très court à lire et vraiment sympa (enfin tout est relatif)

La ville de Güllen est au bord de la faillite, tous les habitants attendent avec impatience l’arrivée de Claire Zahanassian, une millionaire qui vivait à Güllen mais qui la quitté des années auparavant. Tout est mit en oeuvre pour accueillir Claire avec le plus de raffinement possible car les Güllener attendent de la vieille Dame qu’elle leur laisse quelques uns de ses millions pour aider la ville à sortir du trou. Claire Zahanassian arrive et accepte d’aider Güllen à une condition: que quelqu’un se charge d’assassiner Alfred Ill, l’épicier de la ville. Tous sont choqués par ce marché et refuses catégoriquement. Claire Zahanassian décide quand même d’attendre et va être témoin de la déchéance des relations entre les habitants, de la cruauté et l’hypocrisie dont peuvent faire preuve les humains.

C’est une pièce de théâtre glaçante, à l’humour noir et cynique sur un fond de vengeance, que je recommande vivement.

Le monde a fait de moi une putain, j’en ferais un bordel.

Les pièces de théâtre

Karamasov, adapté du roman de Dostoïevski

Je suis allée voir cette pièce avec ma classe, au début j’étais un peu sceptique, en effet le spectacle dure pas loin de 5 heures. Oui. 5 heures. Mais en toute franchise, les 5 heures je ne les ai pas vu passer.

La pièce est en fait une adaptation de roman « Les frères Karamazov » de Dostoïevski.  Pour résumer, l’intrigue tourne autour des fils de Fiodor Pavlovitch Karamazov, un homme avare et violent, qui s’est fait assassiner par l’un des ses fils. Le fil rouge est donc le parricide mais va également explorer de nombreux thèmes, comme l’amour, la religion, le bien, le mal, la liberté. Tout au long de la pièce on suit des personnages constamment en train de lutter, sur un fond de tragédie moderne.

C’était complètement dingue et même si parfois il t’arrives de décrocher parce que c’est presque impossible de rester totalement concentré pendant 5 heures, les passages chantés te ramène tout de suite dans l’univers que créé les comédiens. La scénographie était impressionnante, il y avait des plateaux mobiles dont les comédiens se servaient pour entrer ou sortir de la scène et un toit qui donnait du relief et du caractère à la scéno. C’était tragique et à la fois un peu décalée, un mélange que j’apprécie souvent au théâtre.

« On compare parfois la cruauté de l’Homme à celle des fauves, c’est faire injure à ses derniers ».

Quelque chose, de la compagnie Aziade

Je suis tombée sur le teaser de la pièce un peu par hasard et après l’avoir regardé un bon nombre de fois et lu absolument tout ce que je pouvais sur la pièce, j’ai proposé à ma maman de monter la voir sur Paris – monter sur Paris pour voir une pièce de théâtre, je sais je suis déterminée.

Quatre femmes aussi différentes les unes que les autres se retrouvent dans un groupe de paroles pour les victimes d’inceste. Cependant le cadre ne les mettent pas vraiment à l’aise, elles décident alors de se retrouver le soir de la fête de la musique, juste entre elles. Au début les conversations tournent un peu en rond, mais rapidement Vic leur propose d’aller dans le bar où elle travaillait mais qui a fermé depuis peu. Là bas, elles seront plus tranquille. Petit à petit les langues se délient et chacune va faire part de son passé et de ses angoisses. On se rend compte que chacune à leur manière tentent de fuir sa condition, par le voyage, les multiples conquêtes, l’enfermement… On y trouve des femmes brisées de l’intérieur mais qui vont tout faire pour se reconstruire à tout petits, petits pas.

Ça prend du temps Victoria. Ça prend du temps. Pour se réparer, on ne peut avancer qu’à petits pas.

Les films

La la land

Oh mon dieu quelle originalité! Moi aussi je suis allée voir La la land (3 fois…) et moi aussi j’ai adoré, j’en suis sortie le sourire aux lèvres, j’avais envie de danser, de chanter et  j’ai compris pourquoi on qualifie ce film de « film qui rend heureux ».

Voir Ryan Gosling faire des claquettes aux côtés de Emma Stone à la lumière des lampadaires, un peu dans un style « singing in the rain » (d’ailleurs on peut remarque que tout au long du film il y a pleins de petites références à toutes les comédies musicales qui ont marqué les esprits) avec une vue sur Hollywood est déjà une raison suffisante pour aimer ce film.

J’ai également trouvé adorable le duo Gosling/Stone, tout simplement parce qu’ils ont une complicité dans leur sourire et dans leur regard qui ne sont que communicatif, leur jeu d’acteur est très fin, ce qui rend la relation entre les personnages vraiment sincère et nous offre ainsi une histoire d’amour à croquer.

En plus d’être un véritable shot de bonheur, La La Land est aussi une belle leçon de vie sur les rêves impossible à atteindre selon les normes de la société. Peu importe le jugement des autres, il faut provoquer sa chance et vivre la vie qu’on a envie de vivre et pas celle que les autres nous imposent.

Les figures de l’ombre

Dans « Les figures de l’ombre » on suit le combat de trois femmes noires travaillant au sein de la NASA pour la reconnaissance, de leur travail, de leur investissement pour la conquête spatiale mais aussi, et surtout, pour leurs droits. Chaque épreuves et chaque injustices dont elles vont être la cible vont leur donner de plus en plus envie d’aller au bout de leur lutte, toujours avec la tête haute. On découvre à travers ce film trois femmes au caractère bien dessiné, et aux aspirations plus que respectables, faire reconnaître leurs droits et leur travail car bien qu’elles soient dans l’ombre de leur collègues blancs et masculins, ces femmes là ont fortement contribuées à la réussite de la mission Mercury.

La musique

Chat

J’ai découvert cette demoiselle grâce à Spotify qui s’amuse à choisir des chansons pour moi et ça a été un joli coup de coeur, sa voix est toute mignonne et ses textes pétillants!

Plus j’y pense

La femme

Je me rends compte que mes amis me connaissent vraiment bien lorsque je reçois des messages comme « J’écoute en ce moment La Femme, c’est un groupe français super, je pense trop à toi en ce moment je n’écoute que des chanson en français », en effet j’ai une forte tendance à beaucoup aimer la chanson française – on aura remarqué la passion pour Starmania.

Les textes sont puissants et c’est vraiment agréable à écouter!

 

Je vous laisse écouter tout ça, j’espère que je vous ai fais découvrir de jolies choses, sur ce je m’en vais prendre des photos pour le prochaine article!

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