Les aventures à Londres (ou le retour de Bob Morane)

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Je suis actuellement installée dans mon lit, Elvis Presley en fond sonore se mariant avec grâce et subtilité avec le doux bruit de l’eau qui bout ce qui signifie (ô joie) que je vais incessamment sous peu me délecter d’un plat divin dont le nom est gravé dans nos plus vieux recueils de contes et légendes (j’exagère à peine) : Les pâtes au pesto rosso. Il est vrai que cette information n’est pas d’une importance vitale mais que voulez vous, j’ai tellement cherché à faire des introductions originales et spirituelles qu’au final écrire des banalités est un moyen plus simple de faire face au manque d’inspiration puisque je vous raconte des choses relativement inattendues. On peut également citer le fait qu’en ce moment je me prépare en écoutant les musiques de La la land, film que j’ai définitivement adoré, malgré son hyper médiatisation, je reste sur mes propres impressions (je fais des vers en plus). Je vais même vous révéler un secret : je suis allée le voir trois fois au ciné. Oui. Trois fois. Et je vais peut être même y retourner une quatrième mais cette fois ci avec un immense pot de pop corn. Ce film me met de bonne humeur, à chaque fois que j’en sors j’ai envie de danser au milieu de la rue (je ne m’en suis pas privée du reste) et j’ai le sourire aux lèvres. Alors si vous ne l’avez pas encore vu, foncez. Ryan Gosling et Emma Stone qui font des claquettes, c’est un spectacle à ne pas manquer.

À ce stade de l’article vous devez vous demander pourquoi je l’ai intitulé «Les aventures à Londres » alors que je n’ai pour l’instant évoqué que le pesto rosso et la comédie musicale (rassurez vous, j’ai d’autres choses passionnantes à vous raconter mais ça fera l’objet d’un prochain article qui ne servira à rien). Mais je vous assure tout est lié, du moins c’est ce que je vais essayer de vous faire croire.

Cela fait 6 mois environ que j’étudie dans une école de théâtre qui me permet de préparer les concours des grandes école et des conservatoires supérieurs d’art dramatique, chaque jour j’essaie de mesurer la chance immense de pouvoir faire quelque chose qui me passionne. Le problème avec cette école c’est que nous n’avons pas de vacances (ce qui en soit n’est pas forcément une pénible contrainte puisque c’est avec joie et bonheur que je me rends en cours) ainsi les seuls moments de répits où je peux me sortir un peu la tête de tout ça c’est quand je retourne sur Clermont environ une fois par mois et encore il est rare que je passe une journée sans avoir la tête plongée dans une pièce ou un texte. Alors oui j’adore ce que je fais, je m’en réjouis, je suis heureuse, mais j’ai eu besoin de partir. De partir loin de Lyon et de voir autre chose, de me mettre dans une autre ambiance, une atmosphère inconnue. C’est pour cette raison que je fus la plus heureuse du monde quand j’ai pris l’avion avec ma maman, mon frère et ma belle sœur pour une ville que j’ai toujours rêvé de visiter : Londres, la ville où Peter Pan est venu chercher les enfants Darling pour les emmener au pays imaginaire -La nostalgie de l’enfance. Ça y est on entre dans le cœur du sujet et mon intro ne fait que 577 mots (notez la pointe de sarcasme dans cette remarque).

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Premier jour :

Je vais éviter de vous conter notre première journée étant donné que j’étais littéralement dans le même état qu’un personnage dans the Walking Dead et que ce que j’ai retenu de cette journée fut, l’aéroport, la gare, ma mère qui me réveille dans le train pour me dire de fermer la bouche (quand je dors dans un moyen de transport j’ai la bouche ouverte, si toi aussi tu es touché par ce fléau, sache que tu n’es pas seul), ma mère qui me réveille pour me dire qu’on est arrivé, une place avec un rayon de soleil, des madeleines, un jus d’orange à gerber, le theater globe shakespear, notre air b n b situé dans un quartier tout à fait charmant (ahem ironie), un parc, big ben, une superette avec mon frère qui s’impatiente et moi qui m’énerve contre moi même parce que je ne savais pas quoi manger, mon lit. Le lendemain j’étais refaite et en forme prête à découvrir et à mitrailler tout ce que je pouvais (souvenez vous du voyage à Lisbonne et de Bob Morane qui manque de tomber dans l’eau pour photographier le reflet des nuages).

Deuxième jour :

On est partit de l’appart vers 11h pour nous rendre vers Covent Garden, un endroit plein de vie et de couleurs, c’était vraiment chouette à voir et facile de se laisser porter par l’ambiance énergisante du quartier, on a crapahuté pendant un petit moment puis on s’est retrouvé devant le British Museum où on a passé 2 bonnes heures à regarder les vestiges de l’aventure humaine, de l’Egypte antique à la Grèce en passant par les Indiens d’Amériques et les Inuits. Puis l’après midi on est allé voir la British Library (ma maman est bibliothécaire, c’était donc un passage obligé (Maman je t’aime)) puis on a finit la journée par une escapade dans un endroit fort tranquille et plein de sérénité : Le Selfridges. Notez l’ironie. C’est dans ce magasin bondé de monde et de parfum (à côté sephora c’est une station thermale) que j’ai trouvé les deux amours de ma vie : Peter Pan de J.M Barrie dans une édition absolument magnifique et Pierre Niney (enfin son sosie, de loin et j’avais pas mes lunettes). Petite anecdote : Au moment de payer mon amour de livre, la vendeuse a capté que j’étais française et m’a demandé « How do you say, it’s raining, in french ? » et j’ai répondu « Il pleut » mais avec un accent anglais. Ne me demandez pas pourquoi j’ai fais ça, je me pose encore la question, mon cerveau a dû déconnecter (pour changer).

On a finit exténué dans le canapé de notre air bnb avec une grande assiette de penne au chedar. Le rêve est une réalité.

3ème jour :

La journée la plus paradoxale du séjour. Vous allez comprendre.

Le matin on l’a passé à Camden Town, qui est à mon sens l’âme de la ville. Là bas les rues sont bondées de monde mais quand je dis bondé c’est que les Champs Elysées un samedi après midi de soldes à 15h30 c’est le désert de Gobie. Les murs sont peints de toutes les couleurs, t’as un peu l’impression de vivre dans un dessin animé. À Camden Town il y a aussi une sorte de grand marché avec des stands de tout et n’importe quoi, ça va des valises vintage, aux tournes disques en passant par les peintures, les foulards, les bijoux etc. D’ailleurs si tu te perds dans Camden Town c’est la fin de la fin. Bien sûr ça m’est arrivée trois fois. Une première fois parce que j’avais décidé de faire un reportage photo à chaque stand que je considérais comme intéressant (c’est à dire les ¾), une deuxième fois quand je n’ai pas vu sortir mon frère, ma mère et ma belle sœur d’un magasin assez grand très peu lumineux où se vendait des T-shirt fluo, bottes en fourrures et autres articles que je préférerais effacer de ma mémoire et encore une troisième fois quand j’ai baissé les yeux 3 secondes pour ne pas tomber dans les escaliers et que j’ai perdu de vue ma belle sœur.

L’après midi c’était une autre affaire, en quelques temps on s’est retrouvé vers Primrose Garden et Nothing Hill (quartier qui porte bien son nom du reste). C’était tout calme, tout tranquille, rien à voir avec le Londres hyperactif qu’on avait pu voir jusqu’ici.

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Pour résumer Londres c’est la folie, il y en a partout, tout le temps, ça vit à 200 à l’heure et ça ne s’arrête jamais, en une rue tu peux voir 4 architectures différentes, passer d’un quartier à un autre complètement opposé en quelques minutes. Bref c’est une explosion d’odeurs, de couleurs et de bruits. Parfois t’as même l’impression de vivre à une autre époque.

Je tiens tout de même à préciser que j’ai dû manger environ 3 fois plus que d’habitude, notre rythme étant : petit dej vers 10h, pause dans un pub aux alentours de 15h30 (pour ingérer un fish & chips plus épais que moi) puis on dînait le soir vers 20h. Ces informations sont capitales, je ne pouvais publier cet article sans évoquer la notion de manger. Ça aurait été un blasphème. Ceci dit je ne m’étendrai pas sur le sujet étant donné que Londres n’est pas un exemple de bonne bouffe (oui bon je ne vais pas utiliser des termes précieux à chaque fois), contrairement à Lisbonne et ses fabuleux accras. En parlant de Lisbonne, ce qui m’a manqué c’est le côté un peu dolce vita et carpe diem qu’on retrouve dans les villes du sud.

Enfin pour conclure, j’ai quand même beaucoup aimé cette ville absolument extravagante, euphorique et diversifiée que j’ai adoré observé cachée derrière la vitre d’un bus à étage.

Vous pouvez voir les autres photos du voyage dans le portfolio Londres.

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3 réflexions sur “Les aventures à Londres (ou le retour de Bob Morane)

  1. Genial ma chOu!!! Haha perdue trois fois!! Ma pauvre 😊 Je t’imagine bien Heureuse de te savoir épanoui avc le théâtre et j’espère au plus profond de moi que tu attendras tout tes objectifs !! I 💜 U 😊😊😊😊😊😄😄😄😄😄😙😙😙😙😙

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  2. C’était loin d’être l’objectif de ton article, mais MERCI j’ai enfin retrouvé le nom de la sauce que je cherche depuis trop longtemps pour mes pâtes: le pesto rosso 😂😂😂
    Sinon, honnêtement j’ai adoré ta manière d’écrire, c’est rare que je lise un article de blog plutôt long en entier!
    p-s: estime toi heureuse que ta mère te réveille quand t’ouvres la bouche en dormant en public, perso mon père me prend en photo et le met en photo de contact..
    🐱

    Aimé par 1 personne

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